Introspection

Publié le par Une soeur fillah

Louange à Allah Qui mérite tous nos égards et notre amour ; et n’eusse été l’effet de Sa miséricorde et Sa guidée, nous aurions connu la gêne et la souffrance pour toujours. Et prières et salutations d’Allah, ainsi que Ses bénédictions sur Mouhammad Ibnou Abdillah, le sceau des prophètes et le joyau de la création. Suite à quoi, serviteurs d’Allah, les actions du cœur sont les devoirs les plus importants, et les plus grandioses de tous les moyens de se rapprocher (d’Allah). Ces actions du cœur, d’amour, de crainte, d’espoir…, sont obligatoires pour tout individu responsable, en tout lieu et en tout temps, et elles sont les branches mères de la foi. Si l’action du cœur prend fin, la foi s’éteint bel et bien. Et la validité de l’ensemble des autres actes corporels dépend de la validité de l’acte du cœur. Il est le fondement et les actes du corps sont des extensions et ne font que suivre. Et sans cela, l’action du corps est soit vide de tout intérêt, soit de peu d’intérêt. Al Izz Ibnou Abdil Sâlam disait : « au départ de tous les actes (dont la réalisation est confiée aux hommes), il y a le cœur ; il en est la source (et l’origine) ». Et la salubrité des corps dépend de la salubrité des cœurs. Et la corruption des corps dépend de la corruption des cœurs. Et c’est pourquoi est-ce que le prophète (à lui le salut et la paix) a dit : « N’est-ce pas qu’il y a dans le corps un morceau de chair ; s’il est sain, c’est tout le corps qui est rénové et s’il est insalubre, c’est tout le corps qui est corrompu ». C’est-à-dire s’il est assaini par les connaissances, les bons actes et les bons états, alors, le corps est assaini par l’obéissance et la soumission ; et s’il est corrompu par les ignorances, les mauvais actes et mauvais états, alors l’ensemble du corps est corrompu par les perversités et les désobéissances. Le cœur est en réalité comparable à un roi, et les membres du corps sont ses soldats. Si le roi est bon, les soldats sont bons ; et s’il est mauvais, les soldats sont mauvais. Le Très- Haut dit : [Et il ne leur a été commandé que d’adorer Allah Lui vouant exclusivement le culte; et d’établir la prière et de s’acquitter de la Zakat, et voilà la religion de droiture]. Ainsi, Il a tout d’abord cité la pureté du culte avant de citer les œuvres apparentes. Et l’intention tient la place de l’âme, et l’acte est comparable à l’enveloppe charnelle qui, si elle se sépare de l’âme, meurt alors. De cette façon, l’œuvre qui n’est pas accompagnée de l’intention, n’est qu’une gesticulation (vide de sens). Et la connaissance des règles relatives aux cœurs est plus importante que la connaissance des règles attrayantes aux corps. Cela car elles sont le fondement, et les règles (régissant) le corps ne sont que leur embranchement. Et les œuvres du cœur sont plus obligatoires encore pour le serviteur d’Allah que celles du corps et l’asservissement du cœur est plus important encore que celui du corps, plus conséquent et plus constant. Ces œuvres sont obligatoires en tout temps et à chaque instant… Et Ibnoul Qayyim ajouta : « Si l’action du cœur cesse tout en continuant à croire véridique (le message divin), alors, les gens de la traditions sont unanimes sur la disparition de la foi, car certes, la simple admission et reconnaissance du bien fondé de l’Islam ne profite en rien avec la cessation de l’acte du cœur. Et les gens sont, face à ces sentiments cachés, de crainte, d’amour et d’espoir, de trois catégories, comme ils le sont dans les œuvres apparentes, Allah a clairement dit : [Ensuite, Nous fîmes héritiers du livre ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis ; il en est parmi eux qui font du tort à eux-mêmes, d’autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d’autres qui, avec la permission d’Allah devancent (tous les autres) par leurs bonnes actions ; telle est la grâce infinie] 35/32. Qu’Allah nous mette donc au nombre de ceux qui parviennent à purifier leurs cœurs, et qui se tiennent sur la droiture après avoir eu la foi, appliquant la recommandation du messager d’Allah : « Dis : j’ai cru en Allah et ensuite tiens toi droit ». Ensuite, sachez chers frères et sœurs, que le cœur n’est créé que pour servir de récipient à l’amour débordant d’Allah ; et c’est la nature qu’Allah a originellement donné aux hommes… Ainsi, si la nature demeure saine, inaltérée et sans corruption aucune, causée par les suggestions diaboliques ou l’éducation laïque… alors le cœur connaît bien Allah, il l’aime et se soumet à Sa volonté ; il ne s’assujettit qu’à Lui seul. Quiconque attache son cœur aux créatures afin qu’elles le secourent, qu’elles lui attribuent la provision, qu’elles le guident..., alors son cœur se soumet à elles, et il y a alors en lui un asservissement à la créature, proportionnel à cela… Et ce, même si, en apparence, il est leur chef et qu’il gère leurs affaires. L’homme raisonné et intelligent observe la réalité des choses, non pas les apparences et les étiquettes ; ainsi, l’homme qui attache son cœur à une femme, même si elle lui est licite puisque liés par un mariage légitime, alors il devient prisonnier d’elle ; elle le dirige comme bon lui semble, alors qu’en apparence, c’est lui qui a autorité sur elle, puisque étant son mari. Et en réalité, il est son otage et sont serf. Elle le contrôle à la manière d’un maître autoritaire et injuste envers l’esclave humilié, sans qu’il ne puisse s’en défaire… La captivité du cœur est donc plus terrible encore que la captivité du corps ; et l’assujettissement du cœur est plus humiliant encore que celui de l’enveloppe charnelle. En effet, celui dont le corps est enchaîné, n’en a que faire si le cœur est reposé et apaisé. Par contre, si le cœur qui est le roi devient un serf, réduit à l’esclavage, assujetti à autre qu’Allah, alors c’est cela qui constitue l’humiliation la plus forte, la vraie captivité… Et la récompense ou la punition (dans la vie future) ne résultent que de la considération de la situation du cœur ; s’il était soumis à Allah dans le bas monde, il jouira librement de tous les délices du paradis ; et s’il était l’esclave de ses passions, en rébellion contre la volonté juridique du Très- Haut, il sera traîné dans des chaînes et des carcans, au plus profond d’un feu brûlant. Le serviteur soumis à Allah et satisfait de Son décret et ne subit pas de dommage, dans le cas où l’infidèle l’aurait emprisonné sans aucun droit, et ce, tant qu’il s’évertue d’accomplir tout ce qu’il peut d’œuvres obligatoires. Quant à celui dont le cœur est asservi, alors, il devient le serviteur d’un autre qu’Allah ; il dresse une idole dans son for intérieur, ce qui lui cause le plus grand tort. Cela même s’il est en apparence le roi ou le président… La liberté n’est autre que la liberté du cœur, et sa clé en est la méditation du Saint-Qur’an et l’application de ses injonctions, comme le dit Allah : [Ne méditent-ils pas sur le Qur’an ; ou bien y a-t-il des cadenas sur les cœurs]. Et l’esclavage n’est autre que l’esclavage du cœur. Toutes les fois que l’amour du cœur augmente (pour Allah), son asservissement augmente également ; et toutes les fois que sa soumission s’intensifie, alors son amour augmente aussi. Et il se libère ainsi du joug de tout autre qu’Allah. Et le cœur, de part sa nature, dépend totalement d’Allah, selon deux aspects : l’aspect du culte, et l’aspect de la recherche d’aide et la confiance. En effet, le cœur ne peut se rénover, trouver la félicité, goûter le plaisir, se réjouir, devenir bon, s’apaiser, se tranquilliser, que par l’adoration de son Seigneur, son amour et le retour vers Lui… Et même s’il accédait à tout ce qui procure le plaisir de choses créées, il ne pourrait s’apaiser, cela car il dépend de son Seigneur, dans sa conception. Allah est son Adoré, sa vraie Divinité, son Bien-aimé, l’Être qu’il recherche plus que tout... [N’est-ce pas au rappel d’Allah que les cœurs se tranquillisent]. Le cœur, comme les autres organes, a un rôle précis et défini à jouer, et c’est l’adoration du Seigneur de l’univers, se tournant exclusivement vers Lui, se consacrant entièrement à Lui… Sans cela, c’est comme si on avait utilisé l’œil pour manger, l’oreille pour renifler !?? On aurait utilisé un crayon pour repeindre un mur ; on aurait plongé l’ordinateur dans la baignoire afin de le laver… Bref, qui ne voue pas un culte pur à Allah aura fait mauvais usage de cet organe qui est, encore une fois, le plus noble de tous…

Publié dans Sermons

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article